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Comment Howard the Duck a failli ruiner définitivement Georges Lucas

Comment Howard the Duck a failli ruiner définitivement Georges Lucas

Vous connaissez sûrement Howard the Duck pour ses aventures loufoques sur papier, mais saviez-vous que son premier passage au cinéma avait fait trembler de honte Hollywood, et le portefeuille de George Lucas ?

Dans la scène post-générique des Gardiens de la Galaxie, les spectateurs les plus patients avaient pu découvrir le caméo d’Howard the Duck, doublé par l’excellent Seth Green. Si vous avez grandi à la fin des années 80/début des années 90, vous avez peut-être même une chance d’avoir disposé de la K7 de son film solo, qui n’a hélas pas connu un franc succès.

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Le couple Huyck/Katz KO

Réalisé par Williard Huyck et co écrit avec sa compagne, Gloria Katz, « Howard… Une nouvelle race de héros » avait tout pour réussir… Le couple avait déjà travaillé sur les très sympathiques Indiana Jones et le Temple Maudit, ou encore American Graffiti, et avait même pris l’habitude de travailler avec Georges Lucas à la production avant de disparaître radicalement de la scène.

Lea Thompson, de la gloire au bide intersidéral

Le film suivait les aventures d’Howard, un emplumé arraché de sa dimension (dominée par des canards) jusqu’à la nôtre et qui allait se lier d’amitié avec la leader d’un groupe de rock (incarnée par Lea Thompson, mondialement connue pour son rôle de Lorraine Mc Fly dans Retour vers le Futur) et sauver le monde d’une très puissante entité extra-terrestre. Un scénario sans queue ni tête dans un kitch des plus assumé (mais avec des effets spéciaux très coûteux, le costume d’Howard ayant coûté rien qu’à lui 2 millions de dollars), mais donnant un rendu très décontracté.

Howard the Duck

En 1986, la sortie en salle fut un bide total et les 30 millions de dollars de budget furent à des années-lumière d’être amortis. Le long métrage avait un ton adulte (présence d’allusion sexuel, de drogue, et le héros fumant perpétuellement un cigare dans un univers néo-noir très en vogue à cette époque) avec comme protagoniste un personnage tout droit sorti d’un cartoon pour enfants, le film eut grand mal à trouver son public.

Georges Loosecas

Le scénariste de comics et créateur du personnage, Steve Gerber, renia intégralement cette adaptation, le film fut nominé sept fois aux Razzies Awards (Cérémonie récompensant les pires films) et en gagna quatre. Trois ans après la sortie du Retour du Jedi, la fortune de Georges Lucas n’était plus ce qu’elle était, il sortait tout juste de son divorce et venait d’achever la construction du Skywalker Ranch. Le flop de sa dernière production le poussa alors à vendre à perte la société d’image de synthèse de Lucasfilm  à Steve Jobs pour 5 millions de dollars (ce dernier posa encore 5 autres millions de capitaux dans la boîte et fonda Pixar).

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