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Faut-il aller voir Ant-Man & The Wasp ?

Si, comme moi, les bandes-annonces de Ant-Man & The Wasp avaient fait monter en vous une hype insoupçonnée, après un Avengers: Infinity War enthousiasmant, alors peut-être que cette review 100% subjective peut vous faire gagner deux heures de votre vie. Garanti sans spoilers.

 

On ne va pas tergiverser 10 minutes, je vais répondre à la question directement : non, vous n’êtes pas obligés d’aller voir Ant-Man & The Wasp. Et, sincèrement, c’est un peu un crève-coeur que de le dire.

Tout commençait pourtant admirablement bien : les bandes-annonces étaient maîtrisées, le timing du film après Infinity War avait de quoi questionner et l’introduction plus approfondie du “royaume quantique” était un vrai facteur d’enthousiasme. Seulement, et on commence à avoir un peu l’habitude sur Marvel, on nous a un peu trompé sur la marchandise.

 

Un réchauffé du premier volet

Si le premier Ant-Man avait ce petit quelque chose de rafraîchissant qui nous amenait à projeter sur lui une certaine tendresse, ce deuxième opus se sert maladroitement dans les ingrédients de la recette du premier et nous concocte une mixture ni faite ni à faire, en dégageant au passage un vrai manque d’inspiration. Les dialogues punchy et soignés laissent place à des one-liners lancées sans se préoccuper du timing et désamorcent systématiquement l’écriture comique voulue à la base. Si les dialogues du premier donnaient l’impression d’un “joyeux bordel bien ficelé”, Ant-Man & The Wasp est juste brouillon.

 

Des acteurs pas au rendez-vous

Quand Evengeline Lilly donne tout niveau expressions faciales

Le plus décevant, c’est certainement la direction d’acteurs totalement loupée du début à la fin. Si le talent de Paul Rudd lui permet de s’en sortir avec une performance passable, Michael Douglas et Evengeline Lilly jouent faux sans interruption (j’ai pourtant vu le film en VO). Michael Peña, qui avait illuminé le premier volet, s’en tire avec un rôle de comic-relief à peine bien exploité, bien aidé par le duo T-I / David Dastmalchian qui arrivent à le sublimer pendant les rares scènes qu’ils partagent ensemble à l’écran. La dynamique est plutôt du côté des nouveaux arrivants, avec Laurence Fishburne et la surprenante Hannah John-Kamen dans le rôle de Ghost, dont le duo fonctionne plutôt bien.

 

Ant-Man & The Wasp : des enjeux clairement ratés

On arrive à la partie la plus frustrante. J’ai dit que cette review serait sans spoilers, mais je me permets un léger écart inoffensif. C’est pour votre bien : si vous vous attendez à voir Ant-Man & The Wasp en ayant en tête les conséquences d’Infinity War, oubliez tout de suite. Et, pourtant, on était en droit d’avoir des attentes. Même si on sait d’entrée comment le film va se terminer, les rumeurs qui présentent le royaume quantique comme la clef d’Avengers 4 laissaient à penser qu’il allait être l’un des grands enjeux du film. Il faut pourtant attendre la première scène post-générique pour que le twist arrive et nous hype pour la suite. Le coup classique.

 

Bref, pour plus de détails, vous trouverez juste en-dessous les notes que j’ai attribué aux différents items qui m’ont permis de noter le film. Mais, en ce qui me concerne, Ant-Man & The Wasp est extrêmement oubliable, et il sera même le premier Marvel que je ne reverrai pas. À vous de voir.

 

 

Que vaut Ant-Man & The Wasp ?
  • Scénario
    4
  • Enjeux
    3
  • Effets spéciaux
    7
  • Jeu d'acteurs
    5
  • Implications dans la timeline
    3
Que vaut Ant-Man & The Wasp ?

Oubliable, le vent de fraîcheur du premier volet est totalement dissipé au profit d'un scénario réchauffé qui ne propose aucune avancée aux personnages. Pire, après Infinity War, on était en droit d'attendre un lien direct avec les événements qui ont bouleversé le MCU, mais ce lien est traité de la manière la plus cheap possible. C'est sans conteste le premier Marvel que je ne reverrai pas.

4

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Written by
Flo

Chasseur de cool pour Oniri, rédacteur en chef. J'aime les théories