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Que vaut réellement Legends of Tomorrow, le pot-pourri de la CW ?

En 2012, la Warner lançait la première série de son univers super-héroïque partagé, Arrow. Une série qui tirait sur le sombre et plus ou moins réaliste. Deux ans plus tard, son spin-off The Flash explose le petit écran au point de devenir le petit chouchou des fans. Son ton plus décalé et ses scènes d’actions  spectaculaires permettent un contraste intéressant avec la série mère (notamment avec son gorille télépathe géant complètement badass). Les deux programmes télévisés proposent  l’introduction de divers héros de seconde zone du catalogue DC, dont la plupart seront réunis dans la seconde série dérivée : Legends of Tomorrow.

 

Les héros de la CW dans le crossover Invasion!

 

La série introduit Rip Hunter dans un scénario à concept qui rappelle fortement Doctor Who, le héros anglais réunit une super-équipe tout à fait inédite afin de “réparer” les erreurs  temporelles (si vous êtes pointilleux en matière de timeline, FUYEZ !). L’immortel Vandal Savage prépare toutes sortes de plans pour dominer le monde, c’est une occasion rêvée de voir s’assembler White Canary (Arrow), Firestorm (Flash), Atom (Arrow), Heat Wave (Flash), Captain Cold (Flash), Hawkman & Hawkgirl (Flash). La team se réunit à une époque (seconde guerre mondiale, conquête de l’Ouest), castagne du vilain et retourne à une autre époque sans réels grands enjeux personnels. Le format très simpliste donnera lieu à quelques épisodes sympathiques, à condition de connaitre les bases des autres séries (notamment Arrow façon Old Man Oliver tout droit sorti de The Dark Knight Returns, ou encore les debuts de la relation Merlyn/Ra’s al Ghul chez la Ligue des Ombres). Rien de bien transcendant, mais un spectacle plutôt cool, au kitsch assumé et aux costumes plaisants.

À la base présentée comme une mini-série de 13 épisodes, Legends of Tomorrow fut renouvelée pour une saison 2 à la diffusion de son… Seizième épisode… L’ambiance décontractée et l’absence total de volonté scénaristique permettaient aux fans de savoir ce qui les attendait, un simple divertissement sans aucune autre ambition que d’occuper une ennuyeuse soirée de semaine. Et c’est un pari réussi ! On y retrouve la Justice Society of America, Jonah Hex, Vixen, Citizen Steel et une pseudo-incarnation de la Legion of Doom (mais aussi des T-Rex, des Samurais, la Table Ronde…).

 

La JSA apparaît dans la saison 2 de Legends of Tomorrow

 

Malgré son format court, la série parait mal gérer son budget. Certains épisodes sont très intéressants pour leurs effets spéciaux ou leurs scènes d’action épiques, mais la présence des costumes se fait de moins en moins présentes, privilégiant des tenues civiles et réduisant ainsi l’intérêt porté à la série (qui aurait pu être une série SF random). Par moment, les producteurs ont l’air de profiter de leur notoriété sur un public assez jeune pour peaufiner le scénario et y ajouter une dimension moralisatrice. Hélas, lorsqu’on aborde un sujet sensible, il vaut mieux commencer par maîtriser son média… On se souviendra par exemple du malaise causé par l’épisode abordant le thème de l’esclavagisme où les opprimés préfèrent rester dans leur condition plutôt que de fuir. Dans le catalogue des sujets mal abordés, il y a aussi l’homosexualité de White Canary. L’idée de base est progressiste et tout à fait noble, mais pourquoi en profiter pour sexualiser un personnage jusque là taillé pour être l’incarnation même du féminisme ? La série prônant le fun, la mort semble éviter le super-groupe. Lorsqu’elle frappe, ça n’a aucun impact, puisque les personnages ressuscitent à foison (ou réapparaissent dans une version plus jeune) faisant perdre toute forme d’enjeux supplémentaire.

Des défauts incontournables qui auront provoqué bon nombre de déserteurs chez les spectateurs, mais la série reste un soap opera court et sympathique avec un grand nombre de personnages et parfait pour combler les attentes du prochain blockbuster super-héroïque !

 

 

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