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Superheroes & games #1 : La narration

Superheroes & games #1 : La narration

L’univers des superhéros est difficilement transposable en jeu vidéo. Nous allons voir dans ce dossier en trois parties quels sont les problèmes principaux qui se posent. On commence avec une première partie sur la narration, base essentielle d’un jeu vidéo.

Le lien personnage/joueur

Les super héros et le jeu vidéo

Une des choses les plus importantes dans un jeu vidéo est le lien entre le joueur et le personnage. Le jeu compte sur ce lien pour impliquer émotionnellement le joueur. Cela se fait grâce à l’écriture, mais aussi au fait que le héros soit une personne lambda qui progresse petit à petit. Dans un jeu de superhéros, le personnage est déjà très puissant. Il possède tous ses pouvoirs et n’évolue quasiment pas.

watchmen

En outre, dans un comics, le scénariste peut utiliser la double personnalité de son personnage. L’identité secrète du personnage permet aux lecteurs de s’attacher au héros. Dans les jeux, c’est très différent. La double vie du héros y est inexistante. Les développeurs mettant en avant les phases de superhéros et laissant les phases avec l’identité secrète en cinématique. Le joueur redevenant alors simple spectateur. Comme dans le très bon Spiderman 2 ou les phases de Peter ne sont que des cinématiques. Un contre-exemple, Batman Arkham City nous fais jouer Bruce Wayne en début de jeu. Certes cette phase est courte, mais nous jouons tout de même l’homme derrière le masque.

La mise en situation

De plus, le fait de connaître le personnage via un autre média n’aide pas. Dans les comics, on sait que le héros s’est déjà sorti de pire situation. On a donc plus peur pour lui, ne mourant que dans de rares occasions. Pour mieux percevoir ce problème, on peut comparer deux jeux vidéo. On va alors comparer Mirror Edge et Spiderman, c’est deux jeux ayant un personnage voltigeur. On sera plus inquiet pour Faith que pour Spiderman/Peter Parker. Étant une personne lambda, on sera plus inquiet lors des phases de parkour. Spiderman pouvant tisser des toiles, sauter super haut et coller au mur  le danger est moindre lors des phases de plate-forme.

spiderman

Le but principal d’un joueur et d’éviter la mort de son personnage. Il doit alors progresser et franchir les obstacles sur son chemin. Les superhéros sont surpuissants de base, la marge de progression du personnage et alors quasi inexistante. On ne progresse donc pas en même temps que le personnage. Le super héros ne faisant que de la démonstration de force. Exemple dans Metal Gear Solid, la mort du personnage et toujours accompagnée par la réaction de’autre personnage. Le joueur cherchera donc à s’améliorer pour ne plus que cela lui arrive. Dans le jeu Hulk The Movie, on ne fait qu’avancer dans les niveaux en dégommant tout ce qui bouge sans grande difficulté.

batman

La narration est très différente entre comics et jeux vidéo. On ne se lie pas au personnage de la même manière. Étant spectateur des  actions du personnage, on peut s’attacher malgré sa puissance. Dès lors que l’on devient acteur et que l’on subit les actions avec le personnage, l’identification au personnage devient alors indispensable. C’est là que le côté humain du superhéros devrait ressortir, pour nous permettre de nous identifier au personnage.

On se retrouve bientôt pour la deuxième partie sur la créativité autour des superhéros dans le jeu vidéo.

 

 

 

 

 

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